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Bivouac de Pol-Grappein, depuis le parking de Valnontey

Bivouac de Pol-Grappein, depuis le parking de Valnontey
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Édité par :

Dernière enquête: 01/02/2009
Mis à jour le: 07/06/2026
Difficulty
F+
Longueur
9.19 Km
Altitude de départ
1666 m
Hauteur d'arrivée
3183 m
Dénivelé positif
1517 m
Dénivelé negatif
1517 m
Temps aller
05h30'
Période recommandée
Exposition
E W S N NW NE SE SW NNE ENE ESE SSE SSW WSW WNW NNW

Accès

Navigation routière

A l'échangeur de l'autoroute A5 d'Aoste Ouest, entrer dans le rond-point et prendre la deuxième sortie en suivant les indications pour SR47 / Cogne / Aymavilles. Continuer sur SR47 pendant 20,0km (20,0km) jusqu'au rond-point à l'entrée de Cogne, où prendre la première sortie sur Avenue G.F. Cavagnet (350m, 20,35km). Continuer sur Via Bourgeois (120m, 20,5km), puis tourner à droite sur Rue Grand Paradis. Suivre la Rue Grand Paradis sur 2,4km (22,9km), continuer sur Frazione Valnontey sur 210m (23,1km) et tourner à droite pour atteindre le parking.

Parking

Au bout de la route se trouve le parking 🅿️ de Valnontey, point d'accès au parc national du Grand Paradis. Vérifiez sur place les conditions d'accès et les éventuelles restrictions saisonnières imposées par l'autorité du parc.

Accès par les transports publics

Le parking de Valnontey est accessible par la ligne circulaire urbaine de Cogne gérée par le SVAP. L'arrêt de référence est Cogne Valnontey. Le service d'hiver fonctionne tous les jours de la semaine et les jours fériés, à l'exception du 25 décembre et de la période estivale ; les courses desservant l'arrêt Valnontey partent de Cogne Revettaz à 09h00, 10h05, 11h10, 12h40 et 15h00, pour arriver à Valnontey respectivement à 09h25, 10h30, 11h35, 13h05 et 15h25. Pour les horaires mis à jour, veuillez consulter l'horaire SVAP - Cogne Urban Line.

Distance et temps de parcours

  • 🕒Temps de parcours : 35 minutes

  • 📏 Distance : 23.5km

GPS navigation

Note d'information

Les informations fournies ont été vérifiées à la date du relevé de l'itinéraire. Avant le départ, il est recommandé de vérifier les éventuelles modifications de l'itinéraire ou de l'état des routes. Veuillez consulter Google Maps ou Apple Maps pour obtenir les informations les plus récentes.

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Introduction


Description

Suivant le balisage des randonnées, nous nous engageons sur le chemin de terre qui longe le fond de la vallée, à droite le ruisseau du Valnontey s'engouffre dans les berges. Sur la gauche, les petits bâtiments du camping du Grand Paradis, le dernier de la vallée, se laissent entrevoir parmi les tentes. Au crépuscule et tôt le matin, des renards parcourent ces lieux. Avec un peu de chance, il est possible de voir de près ces beaux animaux qu'ailleurs la chasse a rendus méfiants. Un peu plus loin, le chemin du Plan de Tournetta bifurque sur la gauche, juste en face du pont de la Leuttaz. Nous continuons sur le chemin de terre qui traverse quelques fourrés de conifères jusqu'à David, une belle maison de montagne restaurée avec soin, derrière laquelle on aperçoit un rascard : le bâtiment rural construit avec des troncs de mélèze qui servait autrefois de grange, de meule de foin et de batteur de céréales. En dialecte de Cogne, ce petit noyau de bâtiments s'appelait lo mayen de Davit, la cabane de David, et il est mentionné dans l'ouvrage de Celestino Guichardaz et Andrea Fassò sur le dialecte franco-provençal de Cogne, une étude très intéressante sur la vie quotidienne de cette communauté prise dans la transition entre la civilisation paysanne et la civilisation post-industrielle. Un peu plus loin, nous traversons un maquis de mélèzes poussant parmi les gros blocs d'un ancien éboulement où les chamois descendent parfois pour ruminer. Une petite ligne droite mène au début du village de Vermiana : une poignée de maisons, moins d'une douzaine, regroupées autour du chemin de terre qui longe le fond de la vallée. Certaines d'entre elles ont été restaurées, mais la plupart sont encore abandonnées, ayant perdu leur fonction de soutien à l'agriculture autosuffisante, qui était pratiquée dans le Val d'Aoste jusqu'au milieu du XXe siècle. Chaque famille vivait de l'élevage de quelques vaches, de quelques moutons et, pour les plus riches, de porcs, qui étaient abattus à l'automne, à l'arrivée des premiers froids. Le potager fournissait les légumes, tandis que les céréales et les pommes de terre étaient cultivées dans les champs. Dans chaque village, il y avait donc des étables et des granges pour stocker le fourrage et les épis de céréales avant le battage, l'aire de battage du grain, la cave pour conserver les denrées alimentaires, la laiterie et les quelques pièces utilisées par les membres de la famille. Depuis Vermianaz, poursuivre le chemin de terre jusqu'au départ du sentier n°22 sur la gauche pour les bivouacs du haut Valnontey. (Un peu plus loin, la route s'arrête près du gué sur le ruisseau du Valnontey). Emprunter le sentier, d'abord assez étroit, qui s'élargit ensuite pour atteindre la largeur majestueuse des chemins de chasse royaux. On marche parmi des taches de conifères, de nombreux mélèzes et quelques épicéas. Dans le sous-bois, les fleurs rouges des rhododendrons se détachent au début de l'été. Après avoir quitté la bifurcation à gauche, d'où part le sentier du bivouac Money, on traverse un replat complètement découvert. Haut dans le ciel, on aperçoit la Testa di Valnontey (3562 m) encadrée par les flancs abrupts de la vallée. En dessous, presque comme un collier, se trouve une forêt de mélèzes. Nous traversons le long pont de bois qui enjambe le ruisseau de Valnontey, dont le lit est large et jonché de pierres entraînées par les crues. De l'autre côté de la vallée, le chemin monte avec quelques virages serrés sur un terrain parsemé d'alluvions. On passe au pied d'un énorme rocher tombé après le dernier retrait glaciaire, puis on s'engage sur le versant de la vallée, loin du torrent et de ses crues désastreuses. On avance sur un faux niveau, en traversant plusieurs éboulements, dont le dernier a considérablement rétréci le sentier. Après avoir franchi quelques ponts partiellement démontés en hiver pour les protéger des avalanches, on arrive à la gravure rupestre de 1866. Elle est marquée à près de 2000 mètres d'altitude : sur une paroi lissée par le glacier, une flèche orientée vers le sud est gravée avec l'inscription Glacier 1866. En dessous, deux noms séparés par un trait d'union : E. D'Albertis - J. P. Carrel. Au carrefour suivant, quitter le sentier du bivouac de Leonessa et tourner à gauche en suivant les indications pour les bivouacs de Borghi, Martinotti et Pol. Après un premier tronçon plat, le sentier commence à monter parmi les blocs de la moraine, déplacés par les avalanches et les crues du torrent. Il grimpe doucement parmi les derniers feuillus et les touffes de fleurs odorantes qui poussent entre les pierres. On arrive à une bifurcation, à partir de laquelle le sentier des bivouacs Borghi et Martinotti bifurque sur la gauche. Suivre les indications et tourner à droite vers les bivouacs Pol et Grappein. Monter sur la gauche orographique du torrent Valnontey, qui descend du glacier de Tribolazione, jusqu'au pont qui permet de passer sur l'autre rive. Avant celui-ci, à une altitude d'environ 2200 mètres, on rencontre un tronçon du chemin royal de chasse complètement détruit par les avalanches. Au milieu des pierres emportées par les avalanches, la flore alpine nous en met plein les yeux avec une explosion de couleurs. Après avoir traversé le pont, on se dirige vers le sud presque à niveau, en suivant les cairns, jusqu'à atteindre le gué sur un affluent du ruisseau de Valnontey. On suit un peu le dos d'un cordon morainique, puis le sentier devient plus raide et grimpe le long de l'arête vive de pierres et de limons qui séparait le glacier de la Tribulation du glacier du Grand Croux. A un peu plus de 2450 mètres d'altitude, commence la partie alpinisme de cette excursion : le sentier s'arrête au pied d'un modeste ressaut rocheux, que l'on franchit à l'aide de trois marches métalliques et d'une dizaine de mètres de chaîne. Le sentier continue à grimper le long du dos de la moraine jusqu'au pied de quelques gros rochers où il s'infléchit vers la gauche. Vous traversez une prairie suspendue au-dessus de l'abîme et parsemée de la riche floraison du rhodiola rose. Le bord inférieur de la prairie est progressivement érodé par quelques glissements de terrain qui tombent dans les éboulis en contrebas. Vers 2650 mètres, on passe une barma, un creux dans la roche qui peut offrir un abri en cas de mauvais temps. Sur la paroi rocheuse latérale se trouve le premier panneau indiquant le bivouac de Pol, marqué à la peinture rouge. S'engager dans une petite goulotte dont le fond est recouvert d'un éboulis, monter sur une vingtaine de mètres et sortir à droite à l'aide de deux tronçons de chaîne d'environ cinq mètres de long. Soudain, la langue de glace inférieure de la Tribolazione apparaît sous vos yeux, brisée par des séracs et presque suspendue entre le ciel, qui à cette altitude apparaît presque bleu, et les rochers qui viennent d'être abandonnés par la couverture glaciaire. Les roches sont encore d'un gris stérile et ne sont que par endroits teintées de rouge brique par les oxydes de fer. Il faudra attendre quelques années avant qu'elles ne soient colonisées par les lichens, ces plantes issues de la symbiose entre un champignon et une algue qui leur donnent ces teintes noires, jaunes ou rouges typiques des roches de montagne. En se dirigeant vers la gauche, on passe au pied d'une paroi rocheuse jusqu'à atteindre le passage le plus dangereux de l'ascension. Il s'agit d'une section exposée et délicate, recouverte d'un toit de pierres cassées. La chaîne qui facilitait l'escalade a été cisaillée par une grêle de pierres. En espérant que les rochers instables ne choisissent pas les quelques minutes nécessaires à la traversée de cette zone dangereuse pour précipiter une décharge mortelle, nous franchissons précipitamment la zone dangereuse en reprenant notre souffle un peu plus loin. Nous nous dirigeons vers la droite, presque à niveau, traversons une zone de blocs rocheux en équilibre précaire sur une vingtaine de mètres de chaînes, puis descendons légèrement, traversant la base d'un champ de neige. En hauteur, suspendu contre le ciel, on aperçoit un morceau de la langue glaciaire. Traverser un petit ruisseau et remonter de l'autre côté de la gorge en suivant le balisage jaune. Le premier tronçon se fait sur des sentiers, puis monte entre des rochers fendus et des touffes d'herbe jusqu'à atteindre le splendide plateau entouré de glace où se trouve le bivouac dédié à Carlo Pol. Du bivouac Pol, un bâtiment en forme de tonneau avec quatre lits, on peut voir au nord trois sommets qui dépassent les quatre mille mètres d'altitude : le Grand Combin, le mont Cervin, qui se trouve exactement dans le prolongement du Valnontey, et à sa droite tout le massif du Mont Rose. De l'autre côté de la vallée, on aperçoit, à peine perceptible à l'œil nu, le petit point jaune du bivouac Money. Il est situé à la verticale d'un cordon morainique, bien visible à l'œil nu. En continuant dans le sens des aiguilles d'une montre, on aperçoit le glacier du Coupé de Money, le glacier de Money et le glacier du Grand Croux, au pied duquel se trouve le bivouac rouge de Martinotti, bien visible à la tête de Valnontey. Derrière lui se trouve un lac glaciaire qui n'est pas encore marqué sur les cartes et qui a la couleur glauque caractéristique des lacs nés de la glace : un vert grisâtre dû à la présence de limon. Sur la droite, de l'autre côté du fer à cheval qui encercle la vallée par le haut, on aperçoit le bivouac de Grappein qui brille au soleil. Il s'agit d'une construction en forme de tonneau située à une cinquantaine de mètres, à l'intérieur de laquelle se trouvent neuf lits avec des couvertures et des oreillers. Quelques tabourets et quelques casseroles complètent le mobilier. Elle est dédiée à la mémoire de Marcello Gérard, mort en escaladant la tour de Lavina le 18 janvier 1976, et d'Ettore Grappein, tombé du sommet du Lyskamm oriental alors qu'il terminait son cours d'aspirant guide de montagne le 19 septembre 1985. Derrière lui, on aperçoit la Testa di Valnontey et la Testa della Tribolazione. Au loin, isolée par une couche de glace, la Punta di Ceresole, également connue sous le nom de Pointe de la Lune. Là où se termine le glacier de la Tribolazione qui entoure les deux bivouacs, commence le massif du Grand Paradis, à droite, détachée des autres sommets, la Becca di Montandayné.

La Becca di Montandayné est la plus haute montagne du monde.

Danger objectif : élevé (nombreuses sections exposées sujettes à des glissements de terrain ou à des chutes de pierres)

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Nous avons été là